Le Match Panda (ou Panda Game) est bien plus qu'une simple rencontre de football universitaire canadien : c'est le plus grand événement sportif étudiant au Canada.
Cet affrontement annuel oppose les deux grandes universités de la capitale nationale, les Gee-Gees de l'Université d'Ottawa et les Ravens de l'Université Carleton. Pendant la « Semaine Panda », l'événement attire l'attention de toute la communauté.
Pour les joueurs, c'est l'occasion de devenir les « rois de la ville » et de soulever le célèbre trophée de la discorde : Pedro le Panda.
ORIGINES ET FONDATEURS DE L'ÉVÉNEMENT
Le tout premier match Panda a eu lieu en 1955. L'événement ainsi que son célèbre trophée Pedro le Panda ont été imaginés par Bryan McNulty, alors éditeur des sports du journal étudiant de l'Université d'Ottawa (The Fulcrum), et le bijoutier d'Ottawa Jack Snow.
Pour mousser l'intérêt de la toute première partie, ils avaient organisé le faux enlèvement (pandanapping) d'une peluche de panda chez Jack Snow par des étudiants de Carleton, lançant ainsi une tradition légendaire de rivalité et de taquineries qui perdure depuis plus de 70 ans.
RÉSULTAT DE L'ÉDITION DU 4 OCTOBRE 2026
Le stade de la Place TD affichait complet pour l'occasion avec une foule de plus de 23 400 à 24 000 partisans.
Lors de ce duel intense, les Gee-Gees de l'Université d'Ottawa ont remporté une victoire dramatique de 35 à 32 face aux Ravens de Carleton, reprenant ainsi possession du célèbre trophée Pedro qu'ils avaient perdu l'année précédente.
Le match s'est conclu par un placement raté de la part de l'Université de Carleton dans les toutes dernières secondes de la rencontre.
FIERTÉ LOCALE ET PROCHAINE ÉDITION
Les amateurs de football de la région de Portneuf ont une raison de plus de suivre attentivement les activités du football universitaire canadien.
Philippe Étienne Cloutier, originaire de chez nous, porte fièrement les couleurs des Gee-Gees d'Ottawa.
La 58e édition du Panda Game aura lieu à l'automne 2027 et le match sera à nouveau disputé dans l'ambiance électrisante du stade de la Place TD à Ottawa.
Texte de Pascal Carrier